Dans les yeux du dieu corbeau
On pouvait lire tous ses maux
A cette fille, il s'adressa :
"Est-ce toi l'élue qui me sauv'ra ?"
Elle sentit, en lui, la douleur qui opprimait son cœur
Et elle vit son plumage teinté de noirceur
Face à lui, elle se tenait
Resplendissante comme le soleil
Main tendue, elle souriait
Elle lui promit monts et merveilles
“Tout s’arrangera
Je chasserais l'obscurité
Tu es libre, grâce à moi
Tu seras un oiseau
A présent tu peux voler librement
Ta seule limit-est le firmament
Et si tu ne sais pas où aller
Viens, tu peux toujours m'accompagner."
Et l'oiseau déploya ses ailes blanches
Ils partirent ensemble.
Dans le noir d'autres attendaient
pour qu'on vienne les libérer
La fille entendit leurs cris
et sa main elle leur tendit
[…]
Des oiseaux blancs par milliers
Suivaient sa route, l'accompagnaient
Mais à trop combattre la nuit
Son visage s'était obscurci
Les ténèbres rongèrent son cœur si pur
Et autour d'elle tout devint obscur
Elle lutta si fort pour survivre
Mais son corps prit la froideur du givre
Les oiseaux endeuillés consumèrent ces viles ténèbres
Dans le ciel aux milles plumes noires
S'élevait un tout nouvel espoir
A l'horizon jaillit la lumière,
Ce devait être le soleil
